A quand remonte la dernière fois où vous vous êtes fait porter pâle ? Je ne me souviens pas de la dernière fois que je l’ai fait. Maintenant, il est vrai que je suis indépendant. Mais même ainsi, il n’y a pas eu un jour où j’ai éteint l’ordinateur, renvoyé les enfants et me suis écroulé sur le canapé toute la journée.

Un jour de la semaine dernière, mon mari s’est fait porter pâle au travail. Il se plaignait d’un mal de gorge. Il est donc retourné se coucher, pendant que je faisais la navette entre mon fils et la maternelle, puis entre ma fille et l’école maternelle. Je me suis arrêtée dans un café pour travailler pendant quelques heures jusqu’à ce que je doive aller chercher les enfants à l’école. Nous avons fait quelques autres arrêts avant de rentrer à la maison vers 14 heures. Et voilà que le mari était encore en train de roupiller dans son lit !

Je ne suis pas une Florence Nightingale et mon mari le sait. J’ai plus tendance à dire “Tu es toujours couché ?” qu’à dire “Chéri, je peux t’offrir quelque chose ?”. Alors bien sûr, quand je l’ai découvert dans le lit, je me suis dit : “Quelle mauviette ! Un mal de gorge ? Bon sang…”

Suis-je une garce ? Ou simplement jalouse de ne pas m’accorder un congé maladie complet pour un mal de gorge de temps en temps ? L’article de Sara intitulé ” Permission to Get Sick ” (Permission de tomber malade), publié en janvier, a parfaitement résumé la situation. Prendre un jour de congé maladie pour soi est comme un luxe. Trop souvent, nous nous battons contre un mal de gorge, un mal de tête lancinant ou une toux désagréable pour pouvoir continuer à travailler comme le lapin Energizer. Sans parler du fait que les jours de congé de maladie sont généralement économisés pour pouvoir s’occuper d’un enfant malade.

J’espère que le karma ne va pas m’assommer avec une méchante grippe maintenant. Si c’est le cas, Dieu m’en est témoin, je vais prendre un congé maladie et ne pas me sentir coupable !

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