Lorsqu'une jeune fille très performante grandit pour devenir une supermaman... que se passe-t-il lorsqu'elle découvre à quel point ses attentes envers elle sont impossibles à réaliser ?
Je suis tombé par hasard sur ce New York Times article (Pour les filles, c’est “Sois toi-même et sois parfaite”.), et bon sang, ça m’a ramené au “bon vieux temps”.

L’article présente deux lycéennes d’une banlieue aisée de Boston qui font partie d’un groupe de “filles étonnantes” – définies comme telles parce qu’elles sont “performantes, ambitieuses et confiantes”. Ce sont des “filles qui font tout” : cours d’AP, bénévolat, sports universitaires, activités extrascolaires. Elles ont aussi l’impression de ne jamais en faire assez, et qu’être sexy est aussi (ou plus) important qu’être intelligente.

Les filles exceptionnelles se mettent la pression pour faire tout ce qu’il faut pour entrer dans des écoles exceptionnelles, ce qui, dans leur esprit, se traduit par des carrières exceptionnelles, et pour atteindre finalement le sommet de la réussite – un équilibre exceptionnel entre la famille, le travail et la vie. Cela vous semble familier ?

La vie et les paroles de ces deux filles, Esther et Colby, m’ont vraiment touchée. Au lycée, j’étais obsédée par le succès. J’étais une fille qui faisait tout. Cours d’AP et de spécialisation. Présidente du club de latin. Fanfare et jazz band. Club de théâtre. Mu Alpha Theta (société de geeks en maths – et je… détestais les mathématiques). National Honors Society. Équipe de natation (première année, j’étais le pire).

Pourquoi étais-je une super-adolescente si performante (ou juste une vraie geek) ? Je pouvais voir le chemin qui s’étendait devant moi, et dans mon esprit, je… avais tout faire pour tout avoir. Bonne université = bon travail. Bon travail = bon salaire et plus d’opportunités. Un jour, j’ai pensé que mes réalisations seraient payantes.

Clairement, ces filles dans le Times article sont des supermamans (ou “Mamans Alpha“) en formation, tout comme je l’étais. Elles se mettent la pression pour être les meilleures en tout, impressionner tout le monde, et pensent que “vivre le moment présent” est quelque chose que l’on fait quand on est à la retraite. Ils pensent qu’il est possible de ” tout avoir ” (peu importe ce que cela signifie) et se disent que s’ils ont tous les avantages dans la vie, ils doivent les prendre.

Je suis heureux de dire que je me suis quelque peu calmé depuis le lycée. Je ne me sens pas hyper-compétitif juste pour le plaisir de gagner. Je sais ce qui est le plus important pour moi, et j’essaie d’établir des priorités dans ma vie en conséquence.

Mais je dois admettre que la lecture de cet article m’a épuisé, car j’ai parfois l’impression d’être encore un lycéen geek. Ne dormant jamais assez. Sans jamais avoir de bonnes notes. Je n’en fais jamais assez. J’espère apprendre à ma fille à s’amuser davantage et à moins se surpasser. Je ne veux pas élever une autre “supermaman”.

Lorsqu'une fille très performante grandit et devient une supermaman... que se passe-t-il lorsqu'elle découvre à quel point ses attentes en matière d'éducation sont impossibles à réaliser ?

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